Guy Laplagne

26 août 2019

206.G7 : Donald Trump place ses pions sur l'échiquier commercial Avec Shinzo Abe et, plus tard, Boris Johnson

Cette guerre économique avec la Chine va finir par provoquer une récession et ruine toute confiance. 

Trump préfère le bilatéral  en plein G7.

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G7 : Donald Trump place ses pions sur l'échiquier commercial

Avec Shinzo Abe et, plus tard, Boris Johnson, le président américain se déclare satisfait de la négociation de plusieurs accords commerciaux à Biarritz.

SOURCE AFP
Publié le 25/08/2019 à 21:34 | Le Point.fr

Accord "majeur" avec le Japon, promesses de lendemains qui chantent avec la Grande-Bretagne : Donald Trump a mis à profit le sommet du G7 pour pousser ses pions sur l'échiquier commercial, restant sourd aux appels de ses partenaires à la désescalade dans sa guerre économique avec la Chine.

"Un très grand accord", a notamment commenté un président américain tout sourire aux côtés du Premier ministre japonais Shinzo Abe. Profitant d'une de ces réunions bilatérales qui rythment les discussions des dirigeants de sept grands pays industrialisés réunis jusqu'à lundi dans l'élégante station balnéaire de Biarritz (sud-ouest de la France), Donald Trump a annoncé dimanche la conclusion d'un accord commercial "de principe" entre Washington et Tokyo. "Nous sommes parvenus à trouver un consensus" après d'"intenses négociations", a confirmé Shinzo Abe, à propos de ce texte qui couvre les secteurs de l'agriculture et du commerce en ligne. "Mais il nous reste un peu de travail (...) notamment pour finaliser la formulation". Après "cinq mois de négociations", le texte pourrait être officiellement paraphé à l'occasion de l'assemblée générale de l'ONU en septembre, a précisé le président américain, qui l'avait qualifié de "majeur" dans la matinée.

Lire aussi Guerre commerciale avec Pékin : « Aucun effet positif sur l'économie américaine »

Donald Trump a maintes fois fustigé "l'énorme déséquilibre" commercial bilatéral, au bénéfice du Japon, et les deux pays étaient convenus fin juin de passer à la vitesse supérieure dans leurs discussions. Selon les médias japonais, les négociateurs se sont notamment mis d'accord sur une baisse des droits de douane au Japon sur le boeuf et le porc américains. Les Etats-Unis vont quant à eux annuler leurs taxes douanières sur un grand nombre de produits industriels en provenance de l'archipel nippon, sans toucher pour l'instant à ceux sur les automobiles japonaises, qui feront l'objet de discussions ultérieures, d'après la chaîne de télévision NHK.

Première rencontre avec Boris Johnson

Autre motif de satisfaction pour le président américain : une première rencontre parfaitement cordiale dans la matinée avec le nouveau Premier ministre britannique Boris Johnson et là encore la perspective d'un "très grand" accord. "C'est l'homme qu'il faut pour faire le travail", a lâché Donald Trump, affichant sa complicité avec l'impétueux BoJo, présent pour défendre pied à pied le Brexit.

Donald Trump a promis au Royaume-Uni un "très grand accord commercial, rapidement, plus grand qu'il n'y en a jamais eu" après la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne le 31 octobre. Affichant sa confiance, Boris Johnson a aussi affirmé que les deux pays concluraient un "fantastique accord commercial une fois les obstacles écartés". Un accord dont Londres a cruellement besoin pour amortir le choc commercial qui se profile du fait du Brexit.

Intransigeance avec la Chine

Quant à la guerre de tranchées l'opposant à Pékin - à coup de hausses de droits de douane de part et d'autre -, qui affole les marchés et fait frémir ses alliés inquiets de ses répercussions sur l'économie mondiale, Donald Trump campe sur ses positions. Loin de rassurer ses pairs qui l'avaient appelé à la désescalade. S'il a un regret - comme il l'a un temps laissé penser dans la matinée en assurant "y réfléchir à deux fois sur tous les sujets" -, c'est de ne pas avoir été encore plus dur, a clarifié sa porte-parole Stéphanie Grisham.

Lire aussi Mer de Chine : l'US Navy accompagne la guerre commerciale contre Pékin

"Il a été demandé au président s'il avait envie de se raviser sur l'escalade de la guerre commerciale avec la Chine. Sa réponse a été très mal interprétée", a-t-elle affirmé. "Le président Trump a répondu par l'affirmative car il regrette de ne pas avoir encore plus relevé les droits de douane". Seule concession, mise en avant par le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin à Biarritz : le président avait l'autorité d'exiger de la part des entreprises américaines de cesser de faire des affaires en Chine mais "il ne l'a pas fait". La guerre commerciale entre les deux premières puissances économiques du monde n'a cessé de s'exacerber depuis les premières mesures prises par Donald Trump sur l'acier et l'aluminium en mars 2018, au risque de fortes turbulences économiques.

Pékin a annoncé vendredi de nouvelles représailles douanières sur 75 milliards de dollars de produits américains et Washington a aussitôt riposté en relevant les droits de douane de 25 % à 30 % sur 250 milliards de dollars de marchandises chinoises. En outre, les 300 milliards de dollars d'importations restantes en provenance de Chine seront taxées à hauteur de 15 % au lieu de 10 %. En colère, Pékin a promis samedi que les Etats-Unis subiraient "les conséquences" de ce "harcèlement".

 

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205.Brésil: Le président Jair Bolsonaro s'en prend à Brigitte Macron MIS À JOUR LE 26/08/19 À 00H57

Ces attaques contre le Président et Mme Macron sont inqualifiables.

Les Brésiliens ont choisi leur Président...

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Brésil: Le président Jair Bolsonaro s'en prend à Brigitte Macron

MIS À JOUR LE 26/08/19 À 00H57 20 minutes

Le président brésilien a commenté un post sur le physique de la première Dame française, tandis que le ministre brésilien de l’Education traitait Emmanuel Macron de « crétin »

Le président brésilien Jair Bolsonaro a endossé dimanche sur Facebook un commentaire offensant pour la première Dame française Brigitte Macron, tandis qu’un de ses ministres traitait Emmanuel Macron de « crétin opportuniste ».

Ces attaques inédites marquent une très nette escalade dans les tensions entre Brasilia et Paris, avivées ces derniers jours par les pressions exercées par la France, qui recevait un sommet du G7, sur Jair Bolsonaro pour qu’il agisse contre les dramatiques incendies en Amazonie.

Jair Bolsonaro a réagi à un post qui se moquait du physique de la première Dame française – apparaissant sur une photo désavantageuse – en le comparant à celui de Michelle Bolsonaro (37 ans), rayonnante le jour de l’investiture de son mari. « Vous comprenez maintenant pourquoi Macron persécute Bolsonaro ? », lit-on à côté de photos des deux couples présidentiels. « C’est la jalousie (…) de Macron, je parie », écrit l’internaute, Rodrigo Andreaça. « N’humilie pas le type – MDR («mort de rire »), a répondu en commentaire le président Bolsonaro en référence à son homologue français.

« La France est un pays d’extrêmes »

Interrogé par l’AFP sur le fait de savoir si ce post avait été publié par le chef de l’Etat lui-même, un porte-parole du palais présidentiel de Planalto a simplement répondu : « Nous ne faisons pas de commentaire ».

Dimanche également, Emmanuel Macron a été copieusement insulté sur Twitter par le ministre brésilien de l’Education. « Macron n’est pas à la hauteur de ce débat [sur l’Amazonie]. C’est juste un crétin opportuniste qui cherche le soutien du lobby agricole français », a écrit le ministre Abraham Weintraub, en référence à l’opposition du président français à l’accord de libre-échange UE-Mercosur. Le terme utilisé en portugais («calhorda »), très loin des usages diplomatiques, n’a pas d’exact équivalent en français mais se trouve à la croisée de « tricheur », « crétin » et « connard ».

« La France est un pays d’extrêmes. Elle a produit des hommes comme Descartes ou Pasteur, mais aussi les volontaires de la Waffen SS Charlemagne », écrit Abraham Weintraub en référence à la Division Charlemagne du régime nazi intégrée par des engagés volontaires français. Au milieu d’une rafale de tweets, le ministre de l’Education poursuit : « Ils ont choisi un président sans caractère » et « il faut attaquer ce crétin de Macron ».

La sphère bolsonariste déchaînée contre le président français

Olavo de Carvalho, écrivain et « gourou » de Jair Bolsonaro, exilé aux Etats-Unis, a de son côté forgé sur Twitter le nom de « Macrocon », au moment où la sphère bolsonariste se déchaîne contre le président français. Le fils de Jair Bolsonaro, Eduardo – député fédéral et possible prochain ambassadeur du Brésil à Washington – avait retweeté vendredi une vidéo de violentes manifestations de gilets jaunes en France avec le texte : « Macron est un idiot ».

L’Amazonie a jeté de l’huile sur le feu d’une relation franco-brésilienne qui s’est tendue après l’arrivée au pouvoir à Brasilia du président d’extrême droite. Jair Bolsonaro avait infligé un affront diplomatique fin juillet au ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, en visite à Brasilia, en annulant leur rencontre. Il avait posté sur Facebook un direct dans lequel on le voyait se faire couper les cheveux à l’heure prévue du rendez-vous, qui avait été annulé « pour des questions d’agenda ».

Jean-Yves Le Drian, qui avait apparemment eu le tort de rencontrer des ONG brésiliennes souvent hostiles à Jair Bolsonaro, avait ironisé sur cette « urgence capillaire ». Ces derniers jours, à propos de l’Amazonie, Jair Bolsonaro a enfin accusé Emmanuel Macron d’avoir une « mentalité colonialiste » tandis que celui-ci l’accusait d’avoir « menti » sur ses engagements climatiques.

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204.L'Iran, invité de dernière minute du G7 Par RFIPublié le 25-08-2019 Modifié le 25-08-2019 à 22:08

Toit doit être fait pour éviter le pire en effet.

Il faut continuer.

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L'Iran, invité de dernière minute du G7

mediaL'avion du ministre iranien des Affaires étrangères s'est posé dimanche après-midi 25 août à l'aéroport de Biarritz.REUTERS/Regis Duvignau

L'avion du ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, s'est posé ce dimanche après-midi à Biarritz. Une visite coup de théâtre qui vient bousculer le sommet du G7. Selon Téhéran, le ministre s'est rendu sur place pour continuer de discuter avec la partie française des moyens de sortir de la crise sur le nucléaire iranien.

La venue de Mohammad Javad Zarif ne figurait pas au programme officiel des chefs d'État réunis à Biarritz ce week-end. Le dossier iranien était néanmoins l'un des trois sujets phares du dîner de samedi des leaders du G7, où le président français estimait avoir convaincu ses collègues, y compris Donald Trump, d'afficher un front uni.

L'arrivée surprise ce dimanche de Javad Zarif en plein sommet du G7 devrait notamment permettre de « faire le point sur les conditions auxquelles nous pouvons avoir une désescalade et une pause » a annoncé l'Élysée. Dès son arrivée sur le sol français, Javad Zarif s'est entretenu avec son homologue français, Jean-Yves Le Drian.

Une visite à l'initiative de Paris

Le chef de la diplomatie iranienne ne rencontrera ni Donald Trump ni aucun autre officiel de la délégation américaine a précisé la présidence française, en indiquant que cette visite avait lieu à l'initiative de Paris et non du G7. Mohammad Javad Zarif avait été reçu vendredi à l'Élysée par Emmanuel Macron en amont du sommet

 

Les Iraniens ont cessé en juillet de respecter certains engagements de l'accord de Vienne encadrant leur programme nucléaire, en réaction à la sortie en mai 2018 des États-Unis du texte et à la réintroduction de lourdes sanctions américanes. Ce dimanche matin, le président français, qui essaie de convaincre Washington d'alléger les sanctions sur le pétrole iranien en échange d'un retour de Téhéran à ses engagements, avait cru pouvoir annoncer l'accord des Sept -- Donald Trump compris -- pour parler à l'Iran d'une même voix.

« Nous nous sommes mis d'accord sur ce qu'on va dire sur l'Iran. Il y a un message du G7 sur nos objectifs, et le fait qu'on les partage évite les divisions », avait assuré Emmanuel Macron. « Nous avons acté d'une communication commune et d'une décision d'action qui permet de réconcilier un peu les positions », a-t-il ajouté. Mais deux heures plus tard, Donald Trump jetait un pavé dans la mare en lançant lapidairement : « Je n'ai pas discuté de cela. »

La visite surprise du ministre iranien des Affaires étrangères est à l’initiative de la France, mais en toute transparence avec les États-Unis, dit-on à l’Elysée. D'après un responsable de la délégation américaine, cité par l'agence Reuters, la venue de Mohammad Javad Zarif « fut une surprise. » Pour Emmanuel Macron, ne pas heurter ses partenaires ne doit pas empêcher de marquer des points.


► Discussions « positives » selon l'Élysée

« Le chemin est difficile mais cela vaut la peine d'essayer » a tweeté Mohammad Javad Zarif en début de soirée, publiant aussi deux photos de la rencontre avec le président français et son chef de la diplomatie. De son côté, l'Élysée a fait savoir que les discussions avec Zarif sont « positives » et « vont se poursuivre ».

La rencontre a duré environ trois heures, d'abord avec le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, puis avec le président Emmanuel Macron pendant une demi-heure, à la mairie de Biarritz. De source diplomatique, le ministre iranien des Affaires étrangères a ensuite quitté Biarritz. Des conseillers diplomatiques allemands et britanniques ont été associés aux entretiens, a précisé la présidence, ajoutant que cette venue de Mohammad Javad Zarif s'était faite « en accord » avec les États-Unis, farouchement opposés au gouvernement de Téhéran. « Tout s'est joué en quelques heures. Dès que cela a été possible, nous avons informé les pays européens et les Américains. Ils ont été associés », a ajouté la présidence. Donald Trump, présent à Biarritz, a été informé en personne par Emmanuel Macron

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25 août 2019

203.« La retraite par points est une atteinte à la retraite des cadres »

Oui les cadres grands privilégiés du système actuel vont perdre

Mais il est temps de rétablir un peu plus de redistribution envers les plus modestes

Les cadres auront ou pourront accéder à des compléments qui leur seront très favorables.

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« La retraite par points est une atteinte à la retraite des cadres »

Illustration : à La Défense, près de Paris, en juillet 2019Illustration : à La Défense, près de Paris, en juillet 2019 (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Les cadres subiront de plein fouet la fin de la règle des 25 meilleures années, dénonce Serge Lavagna, de la CFE-CGC. Entretien

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202. Libération de Paris : pourquoi il n’y avait aucun soldat noir dans les défilés militaires VIDÉO

La censure américaine sur les Noirs!

Mais depuis rien n'a été fait pour corriger le tir sauf cette année.

Au delà du discours présidentiel il faut enfin passer aux actes, partout et suivre les réalisations dans le temps pour réhabiliter les Noirs.

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Libération de Paris : pourquoi il n’y avait aucun soldat noir dans les défilés militaires

VIDÉO Il y a soixante-quinze ans, Paris fêtait sa libération. Parmi les soldats français qui défilent alors, aucun combattant noir. Une discrimination appelée « blanchiment », exigée par l’état-major américain.

Publié aujourd’hui à 09h35

Il y a soixante-quinze ans, Paris fêtait sa libération, et la fin de quatre années d’occupation nazie. Le 25 août 1944, la capitale organisait même une cérémonie d’hommage à la division blindée qui a libéré Paris, celle du général Leclerc. Une 2e division blindée (DB) devenue célèbre, avec les chars et ses 16 000 hommes. Mais les images de l’époque ne montrent étrangement pas un seul combattant noir, alors que les troupes coloniales ont formé une part importante des Forces françaises libres. La raison en est le « blanchiment » de troupes, opéré par les armées américaines, britanniques et françaises à plusieurs reprises au XXe siècle.

Il consiste à remplacer les soldats noirs par des soldats blancs. Un « blanchiment » exigé en 1944 par l’armée américaine, qui forme et équipe la 2e DB. Explications, avec Raffael M. Scheck, professeur d’histoire moderne au Colby College (Etats-Unis).

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201.Convention citoyenne pour le climat : 300.000 coups de fils pour dénicher 150 citoyens

Ça a l'air de prendre forme.

Car le grand débat n'a été qu'un écran de fumée. Biais. Le détail tout à fait escamoté. Les garants ont failli. 

Si ce genre de concertation doit se développer dans le concret!  Il faut structurer sans étouffer et sans laisser les technocrates produire leurs textes comme pour presque tous les rapports. Méthode et boulot! Pas facile pour les actifs.

 

Au fait Mme Gourault et le ministre du logement ne répondent toujours pas sur le CNTGI.  On en marre de ces ministres qui ne font pas leur boulot et qui ne répondent pas!

 

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Convention citoyenne pour le climat : 300.000 coups de fils pour dénicher 150 citoyens

MIS À JOUR LE 25/08/19 À 07H05

Ce lundi commence la sélection des 150 citoyens qui constitueront la future convention citoyenne pour le climat… Le comité d’organisation voit large en prévoyant 300.000 coups de fil

  • Quelque 150 citoyens sont à trouver pour former la future convention citoyenne pour le climat, annoncée par Emmanuel Macron, fin avril dernier. Pas si simple : cette convention doit être la représentation parfaite de la société française.
  • La convention se réunira ensuite pour six week-ends de travail de trois jours, à Paris, entre octobre et février, avec pour mission de proposer des mesures pour réduire au moins de 40 % les émissions de gaz à effet de serre françaises.
  • Des ONG environnementales craignent un écran de fumée. Le réalisateur Cyril Dion, l’un des garants de cette convention, rappelle lui les engagements d’Emmanuel Macron à ancrer cette convention dans le concret.

Votre téléphone pourrait bien sonner ce lundi avec, au bout du fil, l’Institut Harris Interactive et une proposition étonnante : intégrer la convention citoyenne pour le climat. Sa création avait été annoncée le 26 avril dernier par Emmanuel Macron en conclusion du Grand débat. Le président de la République évoquait alors un conseil de participation citoyenne qui intégrerait 150 citoyens tirés au sort et dont la mission sera de proposer une série de mesures pour lutter contre le réchauffement climatique.

La mise en route de cette assemblée a pris du retard -Emmanuel Macron annonçait ses débuts pour juin-, mais ça y est, on entre dans le vif du sujet avec le début, ce lundi, du recrutement des 150 citoyens. La campagne s’étalera sur quinze jours, le temps que Harris Interactive passe les quelque 300.000 appels prévus pour ce recrutement. « L’institut générera des numéros de téléphone de façon aléatoire, indique Mathilde Imer, initiatrice du mouvement des "gilets jaunes" citoyens, membre du comité d’organisation de la convention citoyenne pour le climat.

Trois cent mille appels pour choisir 150 citoyens… Le comité d’organisation craint-il des refus en masse ? Il faut dire que rejoindre cette convention citoyenne ne doit pas être une décision prise à la légère. « Ils seront certes défrayés et rémunérés sur le modèle de ce qu’on fait pour les jurés d’assises [une indemnité de 86,24 euros est prévue]», commence le réalisateur et militant écologiste Cyril Dion, l’un des trois garants de cette convention citoyenne pour le climat. Mais il faudra pouvoir y consacrer du temps. Six week-ends de travail de trois jours sont prévus à Paris, entre octobre et février. « On va les former à la question climatique, leur faire rencontrer un certain nombre d’experts, et les trois semaines espaçant les week-ends de travail devront être mises à profit pour nourrir la réflexion avant les délibérations », reprend Cyril Dion.

Parvenir à recréer une mini-France

Bref, il y aura du travail. Mais la raison de ces 300.000 appels n’est pas tant due à la crainte d’essuyer des refus en cascade. « L’enjeu est surtout d’arriver à ce que ces 150 citoyens soient une représentation quasi parfaite de la société française, explique Mathilde Imer. C’est l’un des gages de réussite. »

Autrement dit, recevoir le coup de fil d’Harris Interactive et répondre par un grand « oui » n’est pas la garantie pour autant de décrocher une place dans cette convention citoyenne. La sélection se fera au regard de plusieurs critères. Le sexe déjà. Il faudra dans cette convention 52 % de femmes pour 48 % d’hommes. L’âge ensuite. Les citoyens seront de six tranches d’âge différents et des jeunes de 16 ou 17 ans pourront également participer. « Nous serons aussi attentifs à l’origine socio-professionnelle et géographique des participants, indique Mathilde Imer. Ce fut l’une des principales limites du Grand Débat. Les personnes issues de CSP + et habitant de grandes villes étaient surreprésentées parmi ceux qui prenaient la parole dans les débats. » Le comité d’organisation veillera par exemple, dans cette convention, à ce que 28 % des membres soient sans diplôme ou seulement détenteurs du niveau brevet.

« Comment réduire nos émissions de gaz à effet de serre de 40 % ? »

Les 150 participants trouvés, il ne restera plus qu’à commencer le travail. Le premier week-end de réunion est prévu les 4, 5 et 6 octobre. L’ordre du jour ? « Dans l’énoncé, il est simple et c’est le même qui guidera d’ailleurs l’ensemble des week-ends de travail, répond Cyril Dion. La convention citoyenne doit répondre à une question : comment diminuer d’au moins 40 % les émissions de gaz à effet de serre françaises à brèves échéances. Ces 150 citoyens auront toute la latitude pour se saisir de cette question. Le comité de pilotage sera juste là pour leur facilité le travail et les guider dans la réflexion, en les orientant par exemple sur les secteurs des transports, de l’agriculture et du logement, trois postes importants aujourd’hui dans nos émissions de GES (gaz à effet de serre). Mais, cette convention pourra aussi aller chercher des solutions plus macroéconomiques en questionnant, plus globalement, notre modèle économique. »

Cette convention citoyenne pour le climat laisse sceptique plusieurs associations environnementales. Le soir de son annonce, Jean-François Julliard, directeur de Greenpeace France, redoutait une « instance de réflexion supplémentaire qui ne fait que repousser le moment où nous passerons réellement à la mise en œuvre des mesures concrètes ». Une crainte répétée cette semaine encore par le Réseau action climat (RAC), une fédération d’associations environnementales.

Une convention ancrée dans le concret ?

« Les gouvernements sont alertés depuis 1980 sur une crise écologique qui va en s’accélérant et sur la nécessité d’agir, répond Cyril Dion. Mais personne n’est encore parvenu à les contraindre à prendre des mesures radicales à la hauteur de cette crise. Pas plus les ONG que les autres. La démocratie délibérative, qu’on essaie avec cette convention citoyenne pour le climat, est aujourd’hui une des pistes pour débloquer la situation. »

Cyril Dion, tout comme Mathilde Imer, rappellent alors qu’ils ont obtenu des garanties pour que cette convention citoyenne pour le climat « ne soit pas une instance de concertation de plus mais bien ancré dans du concret ». « Les 150 tirés au sort auront pour mission de formuler des propositions sous forme législatives, précise le réalisateur de Demain. Emmanuel Macron s’est engagé à les soumettre ensuite, sans filtre, à référendum. Et pour propositions ne pouvant aller au référendum – comme celles concernant la fiscalité qu’on peut traiter en France par voie référendaire-, elles devront au moins être soumises au parlement. »

Les 150 citoyens remettront leurs conclusions et propositions courant février prochain.

 

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200.Comment prendre soin de vous-même quand l’un de vos parents est mourant The Huffington Post

 

Voilà un bon article. On ne s'occupe pas assez des aidants en France. La ministre de la santé en parle et fait des annonces noyées comme d'habitude dans le flot bureaucratique.

Il faudrait un guide largement accessible. Communiquer simplement sur les différentes situations. Les médecins et pharmaciens peuvent ils relayer?

Et des pratiques d'accompagnement dignes de ce nom. Au travail par exemple. Quel est le rôle des associations à nouveau?

Les aidants ont une place importante et sont trop souvent occultés y compris dans les hôpitaux et autres institutions.

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Comment prendre soin de vous-même quand l’un de vos parents est mourant
C'EST LA VIE
25/08/2019 04:43 CEST

Comment prendre soin de vous-même quand l’un de vos parents est mourant

Ces méthodes vous aideront à penser à votre propre bien-être lorsque vous vous occupez d’un parent en phase terminale.

KATARZYNABIALASIEWICZ VIA GETTY IMAGES

FAMILLE - En apprenant que l’un de nos parents est en phase terminale, on endosse souvent immédiatement le rôle d’aidant –on le conduit chez le médecin, on passe chercher ses médicaments à la pharmacie, on s’efforce de garder une attitude positive, on fait les courses et tout ce qui est en notre pouvoir pour que la personne qu’on aime soit le plus confortable possible.

Mais il est important de ne pas s’oublier soi-même.

“Quand un membre de notre famille est gravement malade, cela nous préoccupe tellement qu’on risque d’en oublier de faire des choses toutes simples comme manger sainement, sortir prendre l’air ou faire une sieste”, remarque VJ Periyakoil, directrice de l’unité de formation aux soins palliatifs du centre hospitalier universitaire de Stanford, dans la baie de San Francisco.

Pourtant, vous épuiser ne fera que vous empêcher d’être pleinement présent pour le parent qui a tant besoin de vous –et risque de mettre en danger votre propre santé. Brent T. Mausbach, psychologue clinicien au Moores Cancer Center du centre hospitalier universitaire de San Diego à La Jolla en Californie, explique que les aidants qui négligent de prendre soin d’eux-mêmes “ont plus de risques de faire une dépression ou de l’hypertension et de développer des maladies cardiovasculaires.”

Mais comment peut-on raisonnablement s’occuper de soi-même quand une personne qu’on aime a besoin de toute notre attention? Bien sûr, cette personne reste votre priorité, mais vous savez quoi? Il est impossible d’aider efficacement quelqu’un sans s’aider soi-même.

Le HuffPost a interrogé des professionnels de santé et des aidants pour recueillir leurs conseils sur la façon de prendre soin de sa santé physique et mentale tout en s’occupant d’un parent en phase terminale.

Renseignez-vous sur la maladie en question

Daniel Vorobiof, directeur médical de Belong.Life, un réseau social pour les patients cancéreux, leurs aidants et les professionnels de santé qui les suivent, suggère d’en apprendre le plus possible sur la maladie dont souffre votre parent.

“Vous informer sur les différents traitements disponibles, leurs effets secondaires potentiels et leurs bénéfices, vous permettra d’aider le patient à prendre la bonne décision,” déclare le spécialiste.

Quand vous en saurez plus sur la maladie en question, vous comprendrez mieux les changements physiques et mentaux susceptibles de se produire chez votre parent, et vous y ferez face de façon proactive en lui donnant les conseils adéquats et en consultant les bons spécialistes, ajoute le Dr Vorobiof. Vous serez ainsi au courant de ce qui risque d’arriver et mieux préparé mentalement à l’affronter.

Demandez de l’aide

“N’essayez pas de tout gérer seul. Personne n’en est capable,” assure Elizabeth Landsverk, fondatrice d’Elder Consult, une société d’aide à domicile pour les personnes âgées dépendantes dans la région de San Francisco.

Demandez aux médecins de votre parent de vous recommander des services à contacter pour vous aider à gérer des tâches quotidiennes, comme faire les courses ou conduire le malade à ses rendez-vous médicaux et le ramener. Faites-vous seconder par un membre de votre famille ou engagez un professionnel pour veiller sur votre proche la nuit. Si vous le pouvez, embauchez une femme de ménage ou faites-vous livrer vos repas pour avoir moins de pain sur la planche.

Susan Scatchell, qui dirige un cabinet de conseil en développement d’entreprise à Deerfield dans l’Illinois, a pris soin de ses deux parents pendant la phase terminale de leur maladie. Elle suggère de faire une liste des tâches que vous êtes prêts à déléguer et de les confier à ceux qui se proposent pour vous aider. “Il peut s’agir par exemple de promener le chien, de tondre la pelouse, d’aller chercher vos enfants ou petits-enfants, ou de patienter un moment à l’hôpital avec un livre,” indique-t-elle.

FUSE VIA GETTY IMAGES

Parlez-en à quelqu’un

Trouver quelqu’un, qu’il s’agisse d’un thérapeute ou d’un représentant de votre religion, à qui parler ouvertement et en toute franchise de ce que vous ressentez peut vous aider à assimiler vos émotions.

“La mort a des significations différentes pour chacun, et il est important de trouver quelqu’un pour vous soutenir dans cette épreuve,” souligne Jodie Robison, directrice exécutive des services destinés aux militaires à Centerstone, une organisation pluri-étatique spécialisée dans la santé comportementale.

Chercher du soutien auprès d’autres personnes qui sont ou ont été dans la même situation peut aussi être bénéfique, indique Michelle Braley, directrice clinique de The Learning Corp, une entreprise qui développe des applications numériques thérapeutiques destinées au traitement des troubles de l’élocution et du langage et des problèmes cognitifs.

“Au-delà d’offrir de la compassion et des encouragements, les groupes de soutien en présentiel ou en ligne permettent aux aidants de se sentir reconnus et moins seuls, étant donné que leur expérience commune rapproche les membres du groupe,” explique Mme Braley.

Informez votre patron de la situation

Beaucoup d’enfants adultes ressentent un sentiment d’obligation vis-à-vis de leur employeur qui les empêche de demander des congés pour s’occuper d’un parent malade. Jisella Doan, responsable juridique d’Home Instead Senior Care, une société de services à domicile pour les personnes âgées à Omaha dans le Nebraska, recommande de discuter avec votre chef de ce qui serait le plus adapté à votre situation, “que ce soient des horaires flexibles, un coup de main supplémentaire de vos collègues, ou l’accès à des ressources comme les programmes d’aide aux employés.”

“Trouver le bon équilibre entre travail et vie privée peut faire une énorme différence pour votre santé mentale et votre capacité à être véritablement présent pour la personne que vous aimez,” ajoute Mme Doan.

Prenez un peu de temps pour faire des choses qui vous plaisent

“Faire des choses que vous aimez et qui vous font du bien est essentiel,” insiste Jephtha Tausig, psychologue agréée à New York.

Lisez dans la salle d’attente de l’hôpital ou avant de dormir pour vous détendre. Regardez une comédie pour vous remonter le moral. Téléphonez à un(e) ami(e) proche. La spécialiste ajoute que de simples promenades pour décompresser et vous éclaircir les idées sont aussi une bonne manière de prendre du “temps pour vous”.

SKYNESHER VIA GETTY IMAGES

Bougez dès que vous en avez l’occasion

“Le deuil, même par anticipation, d’un parent malade, génère de l’énergie négative qu’il faut évacuer,” explique Shelby Forsythia, animatrice du podcast “Coming back : Conversation on Life After Loss”.

Lorsque sa mère était en train de mourir d’un cancer, Shelby se vidait la tête en allant courir tous les jours. “Courir en écoutant de la musique, ne serait-ce que 10 min, était un exutoire auquel j’avais instinctivement recours quand je me préparais à sa mort,” déclare l’animatrice.

Karen Selby est défenseure des droits des patients au Mesothelioma Center, un organisme offrant conseils et soutien aux personnes atteintes de mésothéliome, une forme rare de cancer. “Si vous restez assis pendant de longues périodes, mettez une alarme pour vous rappeler de vous lever et de marcher un peu toutes les heures, conseille-t-elle.

Vous n’avez pas le temps de faire du sport? Promenez-vous dans les couloirs de l’hôpital, sortez prendre l’air ou montez les escaliers au lieu de prendre l’ascenseur. Bouger, même peu de temps, ne peut qu’être bon pour votre moral.

Faites de votre sommeil une priorité

Julie Smith, physiothérapeute et coach en santé et nutrition intégrative à St-Louis, dans le Missouri, a découvert que dormir suffisamment était la clé pour garder son énergie pendant que sa mère luttait contre un mélanome de stade 4.

“Un nombre suffisant d’heures de sommeil est nécessaire au bon fonctionnement du cerveau mais joue aussi un rôle majeur dans notre santé physique et mentale,” rappelle la spécialiste.

La thérapeute conseille de se coucher et de se lever tous les jours à la même heure. Essayez aussi de vous relaxer en respirant profondément avant d’aller au lit, une technique dont Mme Smith assure qu’elle lui a permis de s’endormir sans difficultés.

Essayez de ne pas perdre de temps en querelles familiales

Garland Walton, consultant pour une organisation à but non-lucratif à Nice, a aidé à prendre soin de sa mère en fin de vie. Il confie qu’à cette période, des tensions dans sa famille l’ont poussé à bout.

“Ma sœur et moi avons dit et fait des choses blessantes. J’en ai laissé passer certaines, d’autres me sont restées sur le cœur, mais j’ai appris que ces épisodes n’apportaient jamais rien de bon, et que chaque dispute, chaque discussion pleine de tension représentait une perte d’énergie que j’aurais dû dépenser à m’occuper de ma mère,” souligne M. Walton.

Il suggère aux aidants de faire de leur mieux pour laisser de côtés leurs différends familiaux, afin de consacrer toute leur énergie à leur parent malade.

10'000 HOURS VIA GETTY IMAGES

Gardez l’habitude de manger le plus sainement possible

Faire le plein de nutriments ne peut que vous faire du bien, rappelle Wendy Kaplan, nutritionniste et diététicienne. La spécialiste recommande de garder des casse-croûtes équilibrés à porter de main pour éviter d’utiliser les distributeurs. Elle conseille également d’avoir toujours dans son frigo des fruits et des légumes lavés et prédécoupés et d’emporter avec soi des portions de nourriture saine comme de l’houmous et des carottes, des fruits secs, du guacamole et des chips de céréales complètes. Et n’oubliez pas de vous hydrater.

Passez du temps avec vos animaux de compagnie

“Des études montrent que côtoyer des animaux de compagnie fait augmenter notre taux de sérotonine et de dopamine et nous aide ainsi à nous détendre après une journée stressante,” précise Jeff Nalin, psychologue clinicien à Malibu en Californie. Alors si vous venez de vivre une journée particulièrement éprouvante, câliner votre compagnon à quatre pattes est un excellent moyen de décompresser.

Portez des vêtements confortables

Patienter dans une salle d’attente est déjà bien assez désagréable comme ça.

“Ne portez jamais rien de compliqué à enfiler ou à enlever, ni de chaussures ou de vêtements inconfortables,” recommande Bonnie B. Matheson, écrivaine à Washington D.C, qui s’occupe de sa mère âgée de 101 ans.

Une autre astuce qu’elle juge utile est de porter une tenue de sport à l’hôpital “pour pouvoir aller suivre un cours de gym” dans les environs si vous avez une heure devant vous.

Souvenez-vous que vous n’avez pas à culpabiliser

Vous méritez de prendre soin de vous, et vous ne devriez pas avoir honte d’en avoir besoin.

“Si l’un de vos parents est à l’hôpital, gravement malade, vous pouvez vous sentir coupable de ne pas passer chaque minute de votre temps auprès de lui ; vous allez donc rester à son chevet coûte que coûte pour éviter de culpabiliser,” remarque Stephanie Wijkstrom, psychothérapeute au Counseling and Wellness Center de Pittsburgh en Pennsylvanie, qu’elle a fondé.

Néanmoins, selon la spécialiste, le problème de cette culpabilité injustifiée est que rien de ce que vous pourrez faire n’y changera quoi que ce soit. “Il vous faut admettre que ce sentiment est irrationnel et accepter d’avoir besoin de conserver un équilibre personnel et de prendre soin de vous pendant cette période éprouvante,” conclut le Dr Wijkstrom.

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199.Prévention des risques en montagne : comment fonctionne la géolocalisation pour les randonneurs

A redire sans cesse, ces consignes pour les randonnées.

 

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Prévention des risques en montagne : comment fonctionne la géolocalisation pour les randonneurs

Les secouristes recommandent de ne pas partir seul en randonnée et d'avertir ses proches, la géolocalisation n'est pas possible partout. / © Jean-François Ottonello - MAX PPPLes secouristes recommandent de ne pas partir seul en randonnée et d'avertir ses proches, la géolocalisation n'est pas possible partout. / © Jean-François Ottonello - MAX PPP

Après l'accident mortel de Simon Gautier en Italie, la question des secours en montagne est relancée. Beaucoup de randonneurs pensent qu'un simple appel suffit. Mais attention la zone de couverture n'est pas toujours suffisante en montagne pour être géolocalisé. Voici quelques conseils.
 

Par Aline Métais, J.B. VitielloPublié le 24/08/2019 à 19:17

Même si la 5 G s'approche des sommets, parfois ça ne suffit pas. Alerter des secours en montagne n'est pas si simple. De nombreuses zones ne sont pas couvertes. L'accident mortel de Simon Gautier en Italie a mis en lumière ces difficultés. La géolocalisation aurait sans doute permis de retrouver le randonneur français beaucoup plus vite. Mais
les sauveteurs peuvent intervenir rapidement seulmeznt si ils ont des indaications précises. Sinon, la zone de recherches est généralement trop étendue et trop escarpée.

Avant de se reposer sur la technologie, les secouristes recommandent de faire preuve de bons sens :
  • de ne jamais partir seul
  • de prévenir ses proches de son parcours
  • de s'informer sur les conditions météo
  • de charger la batterie de son téléphone avant de partir, voire d'en avoir une deuxième
  • de composer le 118 avec son téléphone en cas d'urgence
  • et surtout : d'ouvrir le SMS qui paermettra de géolocaliser le téléphone et donc d'avoir la position et les coordonnées GPS exactes du randonneur. 

Rayon de 100 mètres


Car c'est le SMS envoyé par les pompiers qui va permettre de localiser la victime dans un rayon de 100 mètres. Une précision possible grâce au téléphone, si et seulement si, la victime ou un proche peut activer ce SMS. Le difficile sauvetage de Simon Gautier a montré les limites des secours si le message des pompiers n'est pas ouvert et si les coordonnées GPS du téléphone ne sont pas activées. 

Reportage avec les services de secours : J.B. Vitiello, Emma Arnau.
Intervenants : Fabrice Gentili, officier Codis  Alpes-Maritimes - Eric Brocardi, service communication sapeurs-pompiers SDIS 06 

Cet été, plusieurs dizaines de personens ont été reperées et sauvées avec l'hélicoptère Dragon 06. Des victimes ont aussi été sauvées par la terre grâce aux interventions des secouristes qui arrivent à retrouver la victime via  la position du téléphone. Vous l'aurez compris : partir seul, sans eau, sans téléphone chargé et sans connaissance du terrain peut vite se transformer en randonnée mortelle

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24 août 2019

198.En 2018, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a reçu 868 signalements de tensions ou de ruptures d’approvisio

Encore un sujet traité superficiellement par la ministre de la santé.

Il faut prévenir comme le disent des professionnels.

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  • En 2018, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a reçu 868 signalements de tensions ou de ruptures d’approvisionnement de médicaments.
  • C’est vingt fois plus qu’il y a dix ans.
  • En cause : la délocalisation de la production de la majorité des médicaments tombés dans le domaine public, qui sont les plus couramment utilisés par les patients.

Antibiotiques, vaccins, corticoïdes, traitements contre l’hypertension, l’épilepsie ou encore contre le cancer : les tensions et ruptures d’approvisionnement touchent des centaines de médicaments et, par ricochet, de nombreux patients et patientes privés de leur traitement. Face à ce phénomène chronique, une vingtaine de médecins et professeurs hospitaliers ont signé ce dimanche une tribune dans le JDD. « Très rares il y a une dizaine d’années, les pénuries de médicaments se multiplient. En 2018, selon l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), on a noté 868 signalements de tensions ou de ruptures d’approvisionnement dont les malades sont les premières victimes lorsque cela concerne des médicaments d’intérêt thérapeutique majeurs (MITM) pour lesquels il n’y a, le plus souvent, pas d’alternative efficace disponible. C’est 20 fois plus qu’en 2008 (44 signalements) ». Comment expliquer ce phénomène chronique qui empire d’année en année ?

La production de médicaments délocalisée

Il y a encore une quinzaine d’années, les pénuries de médicaments étaient des phénomènes ponctuels, peu courants. Mais ça, c’était avant. Avant que les grands groupes pharmaceutiques – américains et européens — ne délocalisent la production d’un grand nombre de médicaments hors de l’Union européenne, principalement du côté de l’Inde et de la Chine, dans le but de baisser les coûts de production

« Ces pays sont aujourd’hui les premiers fournisseurs mondiaux des principes actifs entrant dans la composition de médicaments dont le prix de vente est peu élevé, mais qui comptent parmi les plus utilisés par les patients », explique à 20 Minutes le Pr François Bricaire, chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris et signataire de la tribune. « Ils produisent les principes actifs de 80 % des médicaments passés dans le domaine public » (lorsque le brevet d’un médicament tombe dans le domaine public, le laboratoire découvreur de la molécule en perd l’exclusivité commerciale), poursuit-il. Et le reste ? « Les pénuries ne touchent pas les très chères innovations thérapeutiques mais des médicaments peu coûteux qui, bien qu’anciens et tombés dans le domaine public, constituent toujours l’essentiel de la pharmacopée », déplorent les signataires de la tribune.

Des pénuries lourdes de conséquences pour les patients

Résultat : aujourd’hui, près d’un Français sur quatre est touché par les épisodes fréquents de pénuries de médicaments. Cancer, endométriose, hypertension ou encore épilepsie : les médicaments permettant de traiter ces maladies sont concernés par ces ruptures ou tensions d’approvisionnement. Les plus chanceux parviennent, en faisant le tour des pharmacies de leur région, à trouver le traitement qu’ils prennent au quotidien.

Mais tous et toutes n’ont pas cette chance. Parmi les médicaments en rupture de stock : l’Immucyst, un traitement formulé à partir du vaccin BCG utilisé pour prévenir les risques de récidives du cancer de la vessie. Pour les patients privés de ce traitement, le risque de récidive est multiplié par trois et le nombre d’ablations de la vessie a quant à lui été multiplié par 4,5, selon les résultats observés par Marc Colombel, professeur d’urologie à l’hôpital Edouard-Herriot de Lyon. 

De son côté, l’Institut national du cancer, qui souligne qu’une quarantaine de médicaments essentiels en cancérologie font l’objet de tensions importantes, estime que ces pénuries pourraient « conduire à des décès prématurés ».

la Ligue contre le cancer
@laliguecancer

Selon l’Institut National du Cancer @Institut_cancer, une quarantaine de médicaments essentiels en font l’objet de tensions importantes, qui pourraient « conduire à des décès prématurés ». https://twitter.com/axelkahn/status/1163323641787850753 

Axel Kahn@axelkahn

PÉNURIE DE MÉDICAMENTS IMPORTANTS. @laliguecancer, mobilisée depuis le début, fait des propositions : sécurisation de stocks de plusieurs mois, incitations à la fabrication européenne des produits essentiels, voire si indispensable production sous l’égide de services de santé.

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« Gérer les pénuries ne suffit pas, il faut les prévenir »

Début juillet, la ministre de la Santé Agnès Buzyn présentait sa feuille de route destinée à enrayer le phénomène de pénuries chroniques de médicaments. « Aujourd’hui, les politiques existantes consistent à gérer les épisodes de pénuries de médicaments, observe le Pr Bricaire. Mais nous devons aller beaucoup plus loin et prévenir ces pénuries, en étant maîtres de notre production médicamenteuse », prescrit-il. Pour la vingtaine de médecins et professeurs signataires de la tribune, la priorité est de « constituer des stocks des médicaments les plus essentiels et régulièrement soumis à des pénuries », expose-t-il.

Des préconisations qui rejoignent celles formulées par la mission d’information du Sénat sur la pénurie de médicaments et de vaccins. Dans son rapport publié en octobre dernier, la mission proposait de « relancer une production pharmaceutique de proximité par la mise en place, expérimentale, d’exonérations fiscales ciblées au bénéfice d’entreprises s’engageant sur des investissements pour l’implantation en France de sites de production de médicaments ou de substances pharmaceutiques actives essentielles pour la sécurité sanitaire européenne, assorties de contreparties exigeantes ». Dans le document, qui sert de base à la feuille de route de la ministre de la Santé, les sénateurs appellent aussi à « responsabiliser les industriels », au moyen d’une plus grande « transparence sur l’historique de leurs ruptures » et « en sanctionnant financièrement les laboratoires qui n’assureraient pas un approvisionnement approprié et continu du marché français

 

 

20 minutes

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Lire aussi:

 

 

  • De nombreux médicaments et vaccins sont fréquemment en tension ou en rupture d’approvisionnement.
  • Certains patients sont contraints de faire le tour des pharmacies chaque mois pour se procurer leur traitement.
  • Un phénomène chronique source d’angoisse pour les patients et qui peut mettre leur santé en péril.

Surmonter l’angoisse, trouver le bon traitement et tenter de reprendre un quotidien serein et en bonne santé malgré la maladie. Ça, c’est ce qui est censé se passer quand tout va bien, et que les tiroirs des pharmacies hospitalières et de ville sont correctement achalandés. Problème : en pratique, les pénuries de médicaments sont de plus en plus fréquentes, vingt fois plus nombreuses qu’il y a dix ans. Antibiotiques, traitements contre le cancer, l’hypertension, antiépileptiques ou encore pilule pour traiter l’endométriose : les médicaments en tension ou rupture d’approvisionnement concernent de nombreuses maladies, et de très nombreux patients et patientes parfois contraints d’interrompre le traitement médicamenteux qui les maintient en bonne santé, faute de pouvoir se les procurer. Outre le stress que ce phénomène cause, il n’est pas sans impact sur la santé des malades.

« Il peut revenir dans une semaine comme dans six mois »

Pour soigner son endométriose, Mélinée prend du Lutéran (un progestatif) depuis plusieurs années. « Depuis plusieurs mois, il est de plus en plus difficile de s’en procurer, et au mois de juillet, la pharmacie a consulté tous les laboratoires qui en fabriquent, et tous étaient en rupture de stock. J’ai paniqué car sans ce traitement, mes règles sont hémorragiques et me causent des douleurs insupportables, accompagnées de nausées. Ma gynécologue m’a heureusement délivré un traitement de substitution (Lutényl ou Colprone), qui pour le moment est encore disponible. Mais à ce jour, je n’ai obtenu aucune indication sur la date de retour de mon traitement initial en pharmacie »

Même maladie, même traitement et même galère pour Florence. « Ce traitement me permet de vivre sans opération, sans aucun arrêt maladie, ni saignement et douleurs, pour mener une vie personnelle et professionnelle normale. Mais depuis deux ans, j’ai beaucoup de mal à trouver ce médicament qui est régulièrement en rupture. Et là, il est en rupture totale, ainsi que tous ses génériques ! J’ai réussi à me procurer un mois de traitement, mais après ? A la pharmacie on me dit : “il peut revenir dans une semaine comme dans six mois”. Sauf que moi, sans ce traitement, j’atterris aux urgences, redoute la jeune femme. Je vis dans l’angoisse de ne pas pouvoir me procurer mon traitement ».

« Je fais en moyenne cinq pharmacies chaque mois avant de trouver mon traitement »

Alors, pour trouver les médicaments dont ils ont chaque jour besoin, certains font le tour des pharmacies, jusqu’à trouver leur précieux traitement, comme Alain, qui depuis plusieurs mois a « beaucoup de difficultés » à trouver son médicament prescrit contre l’hypertension. « Il faut que je fasse tous les mois plusieurs pharmacies avant de pouvoir me le procurer. Cela me prend beaucoup de temps et génère énormément de stress. J’envisage d’aller trouver mon médecin traitant pour voir s’il existe un autre traitement possible ».

Jacques, qui souffre d’ulcères chroniques de l’œsophage et de l’estomac, n’a pas la possibilité de changer de traitement. « Depuis six mois, j’ai beaucoup de mal à me procurer du Rabéprazole, ce médicament que je prends au quotidien et qui est essentiel à ma survie. Donc chaque mois, je fais en moyenne cinq pharmacies avant de le trouver, raconte-t-il. Et il n’y a aucun traitement alternatif dans mon cas : si mon médicament venait à me manquer, je mourrais ».

Cette peur, Anne Marie ne peut pas non plus s’en défaire. « Je suis atteinte de la maladie de Parkinson et d’une aplasie médullaire. Tous les mois, c’est le même stress qui me ronge, confie-t-elle. Pour trouver mon traitement contre Parkinson, il m’est déjà arrivé de faire toutes les pharmacies de la région ! Et pour mon aplasie, le médicament qui m’est prescrit est tellement rare que je le commande systématiquement plusieurs semaines à l’avance. Ces ruptures d’approvisionnement, c’est très angoissant ».

« Comment peut-on en arriver là en France, en 2019 ? »

Depuis sa greffe de rein il y a vingt ans, Nathalie doit prendre de la cortisone tous les jours. « Je viens de vivre ma première pénurie au mois de juin. Ma pharmacie n’a pas pu me délivrer mon médicament pendant six semaines, et il était introuvable dans les autres pharmacies. Comment peut-on en arriver à manquer de traitements aussi basiques ? »

Parfois, des traitements de substitution peuvent être prescrits. A condition bien sûr qu’ils ne soient pas non plus en rupture de stock, comme Françoise en a fait l’amère expérience. « Pour soigner ma bipolarité, je prends du Dépamide, qui est en rupture de stock depuis un moment. Face à cette pénurie, le médecin m’a prescrit du Dépakote, qui à son tour n’est plus approvisionné ! Je ne sais plus comment faire pour me soigner, déplore Françoise. Je me demande comment les laboratoires justifient ces pénuries qui sont dangereuses pour notre santé ».

Et quand aucun traitement de substitution n’existe, les patients se retrouvent bien seuls face à leur désarroi. « Je suis atteinte d’une mastocytose systémique, une maladie auto-immune, explique Catherine. Je suis un traitement à base d’Intercron depuis plus de dix ans. Le problème, c’est que le laboratoire français qui fournissait mon médicament en a subitement arrêté la production et aujourd’hui, il n’est plus commercialisé. Tant que j’ai pu, j’ai trouvé des médicaments en Italie puis en Suisse, mais aujourd’hui, le médicament est introuvable, et mon état de santé se dégrade : je fais plusieurs malaises par semaine, mes allergies sont plus fortes et plus fréquentes que jamais, je suis très fatiguée et cela m’affecte dans mon travail ». Pour Catherine, « l’alternative sera un nouveau protocole thérapeutique, avec tous les aléas et effets secondaires que cela implique. Je pense que ma santé est mise en danger par des labos qui s’en foutent ! C’est devenu un parcours du combattant de se soigner. Comment peut-on en arriver là en France, en 2019 ? Que fait l’Etat ? Que font les labos ? Combien de morts faudra-t-il avant de réagir 

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197.États-Unis: Trump réagit avec fureur au discours du président de la Fed

Trump fait des ravages irréparables.

Le dumping par les taux il faudra en sortir.

Les menaces incessantes sur les droits de douane aussi. Ou sur le taux de change.

Pas par des guerres commerciales outrancières et unilatérales. Ras le bol de l'impérialisme américain.

Il va falloir vivre avec moins d'États uniscet aussi moins de Chine ou de grands accords.

Il faut se consacrer à une UE assainie des pays qui ne jouent pas le jeu.

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États-Unis: Trump réagit avec fureur au discours du président de la Fed

mediaDonald Trump est déçu, semble-t-il, par le discours de Jerome Powell, dont il attendait un plus franc soutien à l'économie américaine.REUTERS/Carlos Barria

Le président américain s'en prend par tweet interposé au président de la Fed, la Banque centrale des États-Unis. Donald Trump est déçu, semble-t-il, par le discours de Jerome Powell, dont il attendait un plus franc soutien à l'économie américaine

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